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Bujumbura héberge la Troisième réunion du Comité Régional de Coordination(CRC) du Projet de Facilitation du Commerce et Intégration dans la région des Grands Lacs (PFCIGL).

Bujumbura héberge la Troisième réunion du Comité Régional de Coordination(CRC) du Projet de Facilitation du Commerce et Intégration dans la région des Grands Lacs (PFCIGL).

Le Ministère des Ressources Minières, Energétiques, de l'Industrie, du Commerce et du Tourisme vient de lancer à Bujumbura ce 2 février 2026 la Troisième réunion du Comité Régional de Coordination(CRC) du Projet de Facilitation du Commerce et Intégration dans la région des Grands Lacs (PFCIGL).

C'est la Secrétaire Permanente audit Ministère, Mme Christine Niragira qui a donné le coup d'envoi à cette réunion en compagnie de hauts responsables du Gouvernement de la République Démocratique du Congo(RDC), du COMESA  et du Projet de Facilitation du Commerce et Intégration dans la région des Grands Lacs(PFCIGL).

Lors du Lancement la réunion, la Secrétaire Permanente au Minières, Energétiques, de l'Industrie, du Commerce et du Tourisme, a indiqué que la rencontre analysera notamment l'état d'avancement de la mise en œuvre du dudit Projet.

Les participants auront une mise à jour de la situation sécuritaire à l'Est de la RDC et son impact sur les activités du PFCIGL.

Des orientations nécessaires pour la continuation du Projet seront données, en plus d'une feuille de route y afférente qui sera élaborée lors de la réunion.

Le Chef d'équipe de Projet de la Banque mondiale qui a représenté cette organisation à la réunion, Mme Marie Christine Apedo-Amah, a réitéré la mobilisation de l'équipe de  Banque mondiale pour  l'accompagnement des Unités de Gestion et des autorités dans la mise en œuvre du Projet.

Notons que lors de la deuxième réunion du Comité Régional de Coordination du PFCIGL tenue du 14 au 16 juillet 2025 à Lusaka en Zambie, il a été décidé que le lieu de la troisième réunion  du CRC du PFCIGL soit  Bujumbura, la capitale économique du Burundi et du 02 au 04 février 2026. C'est la Coordination régionale du PFCIGL  assurée par le COMESA qui organise la troisième réunion du Comité Régionale de Coordination du PFCIGL en cours à Bujumbura. 

 

     Commerce  transfrontalier : Le Burundi va se doter d’une stratégie de groupage des marchandises

Commerce transfrontalier : Le Burundi va se doter d’une stratégie de groupage des marchandises

L’initiative a été concrétisé à travers la validation ce mercredi au Projet de Facilitation du Commerce et Intégration dans la région des Grands Lacs(PFCIGL) du Rapport final d'étude sur le système d'approvisionnement et distribution des produits grâce à la stratégie de groupage des marchandises par les commerçants transfrontaliers.

Il a été constaté que les consultants ont pris en compte les commentaires leurs données lors d’une autre réunion tenue en octobre dernier. 

L’atelier a aussi été l’occasion de rappeler les défis auxquels les commerçants transfrontaliers sont confrontés, les objectifs de la stratégie de groupage des marchandises, la préparation et les objectifs du manuel sur le Groupage des marchandises, les types de groupage.

Une stratégie nationale pour la promotion et le développement du Commerce en cours d’analyse par les acteurs

Une stratégie nationale pour la promotion et le développement du Commerce en cours d’analyse par les acteurs

Le Ministère des Ressources Minières, Energétiques, de l'Industrie, du Commerce et du Tourisme  a organisé à Bujumbura  du 21-23/01/2026, un atelier de validation de la Stratégie Nationale de Promotion  et de Développement du Commence des services au Burundi avec la participation des parties prenantes.

L’atelier est en lien avec une des composantes du Projet de Facilitation du Commerce et Intégration dans la région des Grands Lacs (PFCIGL) dédiés à l’amélioration de l’environnement réglementaire pour le commerce transfrontalier, spécifiquement la sous composante « Réforme règlementaire et simplification des procédures pour les Petits Commerçants ».

L' Objectif de Développement  du Projet est de  « Faciliter les échanges et améliorer la commercialisation des chaînes de valeur sélectionnées, ciblant principalement les petits commerçants, en particulier les femmes, dans les zones frontalières de la région des Grands Lacs».

La mission consiste à appuyer le Gouvernement du Burundi à faire un diagnostic du commerce des services et élaborer une stratégie nationale afin de développer le commerce des services au Burundi.

L'élaboration de la Stratégie Nationale de Promotion  et de Développement du Commence des services au Burundi  a été confiée au Groupement COMETE-BIFE.

Contenu succinct du rapport

Le rapport provisoire de revue de la stratégie nationale de promotion et de développement du commerce des services au Burundi décrit l' état des lieux du commerce des services avec un accent particulier sur les services prioritaires au Burundi.

Il montre les tendances actuelles des services dans le monde et le benchmark pour le #Burundi.

Le Rapport décrit aussi la Stratégie Nationale de Promotion et de Développement du Commerce des services avec une liste des actions prioritaires en vue de les préparer à la mise en œuvre de la stratégie, les moyens et mécanismes proposés pour sa meilleure mise en œuvre.

 Le rapport constate que le Burundi possède un vaste potentiel des services avec plusieurs sources structurelles au niveau de la régulation sectorielle. Le pays a aussi un potentiel touristique naturel très important.

D’après le Rapport,  le commerce des services occupe désormais une place prépondérante dans l’économie mondiale, représentant plus de 50 % de la valeur ajoutée globale.

C’est dans ce contexte que le Burundi est devenu membre actif de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et des principales communautés régionales telles que la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC), le COMESA et la ZLECAf. Le pays cherche à rééquilibrer une structure économique encore largement dominée par l’agriculture.

D’après ledit Rapport, le  Burundi  affiche déjà une contribution du secteur tertiaire de près de 45 % au PIB, bien que la balance commerciale des services demeure déficitaire.

En 2022, les exportations de services s’élevaient à plus de 175 milliards de BIF contre plus de 692 milliards de BIF d’importations. Cela traduit un déficit de  517 milliards de BIF. Ces chiffres confirment à la fois le poids croissant du secteur et la nécessité d’une stratégie structurée pour renforcer la compétitivité des entreprises burundaises et développer des services à forte valeur ajoutée.

Dans son analyse sectorielle, le Rapport  met en évidence un écosystème encore fragmenté mais en pleine mutation, soutenu par plusieurs réformes récentes, notamment la loi TVA de 2020 sur les services électroniques et le Plan national de développement 2018–2027.

 Le dispositif institutionnel comprend des acteurs clés tels que l’ARCT, la BRB, l’ADB, les ordres professionnels et les universités, qui jouent un rôle déterminant dans la structuration du marché.

Des contraintes, mais également  un potentiel et des atouts

Le Rapport souligne une série de contraintes persistantes, notamment une infrastructure numérique et logistique encore insuffisante, un déficit de compétences spécialisées, une coordination institutionnelle limitée, une forte dépendance vis-à-vis du secteur agricole et un accès restreint au financement.

En guise d’exemples de faiblesses au niveau du Commerce des services au Burundi, les consultants qui ont réalisé la mission, mentionnent notamment la fracture numérique, l’absence de la flotte aérienne et la dépendance des Corridors régionaux, un accès limité aux financements , la faiblesse de capacités en entreprenariat, l’absence des certification/normalisation de qualité, un cadre juridique encore incomplet pour certains services et la difficulté d’accès au financement.

Malgré ces contraintes, le Burundi possède un potentiel de nature à les contourner. En effet, le pays a un vaste potentiel des services avec plusieurs sources structurelles au niveau de la régulation sectorielle. Le pays a aussi un potentiel touristique naturel très important. L’intégration régionale est, elle-même, considérée comme un potentiel très élevé notamment pour les services numériques.

Le pays a également un tissu de Petites et Moyennes Entreprises(PME) dynamiques, une expansion rapide du mobile et de la fibre optique, en plus de son intégration régionale de plus en plus porteuse. Ces éléments ouvrent la voie à l’émergence de nouveaux services dans des domaines tels que l’outsourcing/externalisation, la technologie financière(pour améliorer ou automatiser les services financiers) et le tourisme durable.

Dans un contexte mondial marqué par l’essor des services à forte valeur ajoutée, le Burundi a l’opportunité d’amorcer une transformation structurelle en s’inspirant des réussites de certains pays

qui démontrent qu’une économie de petite taille peut devenir compétitive sur les marchés internationaux en misant sur le capital humain, la qualité et la connectivité.

Pour le Burundi, les services numériques, éducatifs, de santé et financiers représentent ainsi des leviers essentiels de diversification économique, de création des pôles technologiques et notamment de développement de l’écotourisme et  d’emplois qualifiés pour une jeunesse urbaine diplômée en pleine expansion.

Ce que Propose la Stratégie nationale de promotion et de développement des services

Cette stratégie propose de faire du Burundi un pôle régional compétitif, agile, connecté et innovant. Elle repose sur une approche intégrée combinant digitalisation, amélioration de la qualité, renforcement des capacités humaines et institutionnelles, l’accès à un financement adapté et la promotion de l’intelligence économique.

Le rapport considère qu’une telle vision positionnera le pays dans les chaînes de valeur régionales et internationales, tout en créant des emplois qualifiés et en stimulant la croissance inclusive.

Des préalables  pour une mise en œuvre de la stratégie

Il faut d’abord asseoir une gouvernance participative et inclusive. Un Conseil national pour des services (CNS) sera institué sous la supervision de la Primature, avec un secrétariat exécutif technique chargé de la coordination opérationnelle. Ce dispositif sera appuyé par des plans d’action annuels et un cadre institutionnel regroupant les ministères concernés, la BRB, l’OBR, l’ADB, les chambres professionnelles et les partenaires techniques et financiers. Cela permettra d’ assurer la cohérence, la redevabilité et la continuité des actions dans le temps.

Pour plus d’impact, la stratégie s’articule autour d’un programme prioritaire à haut impact Transversal (PHIT).

La stratégie constitue une feuille de route pragmatique et ambitieuse, conçue pour repositionner le Burundi dans l’économie régionale des services. Elle combine des réformes structurelles, une gouvernance concertée et des actions ciblées à fort impact pour dynamiser la compétitivité du secteur privé, mobiliser les talents burundais et attirer les investissements régionaux.

Pour bien réussir, la stratégie devra bénéficier de la volonté politique, de la coordination institutionnelle et du soutien des partenaires techniques et financiers.

 D’après le rapport, la mise en œuvre adéquate de la stratégie  le pays de transformer durablement son potentiel humain et entrepreneurial en moteur de croissance, de crédibilité et d’intégration régionale.

La stratégie miserait notamment sur une priorisation des infrastructures numériques et logistiques ; l’instauration d’un cadre règlementaire notamment en rapport avec la cybernétique pour la protection des données, le développement, des services digitaux, etc.

L'atelier se clôturera après lecture du rapport amélioré par les recommandations des acteurs. 

 

Validation d’une étude  d’identification des opportunités offertes au Burundi dans le cadre de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAf)
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Validation d’une étude d’identification des opportunités offertes au Burundi dans le cadre de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAf)

L’dentification des produits, services et marchés à fort potentiel, l’ analyse des obstacles actuels à l’exportation, la formulation des stratégies de pénétration des marchés africains et une proposition d’un plan d’actions prioritaires assorti d’un plan de financement et d’un mécanisme de suivi-évaluation, ainsi que la formulation des recommandations à l’attention du Gouvernement, du secteur privé et des partenaires au développement du Burundi, tels sont les objectifs de l’étude dont le rapport provisoire a fait objet d’analyse et de validation du 07 au 09//01/2026 à Gitega.

Confié au Centre d’Etudes et de Conseils pour le Développement Durable en Afrique-CECODDA, l’étude s’inscrit dans la volonté du Gouvernement du Burundi de tirer parti des avantages comparatifs nationaux et d’accélérer son intégration dans le marché africain unique. Elle est en cohérence avec la vision nationale consistant en un Burundi émergent en 2040 et développé en 2060.

L’étude a été menée sur base des outils analytiques bien déterminé et d’une  approche participative impliquant les acteurs publics, le secteur privé et les partenaires techniques dans le but d’assurer la validité des résultats et leur appropriation institutionnelle.

 L’adhésion du Burundi à la ZLECAF, une opportunité pour le Burundi

Ratifié en juin 2021, l’Accord de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine( ZLECAf) œuvre au Burundi un champ d’opportunités économiques, commerciales et d’investissement, susceptibles de transformer son économie en la rendant plus compétitive, diversifiée et résiliente.

 L’adhésion du pays à cette Zone lui permettra un accès élargi aux marchés africains, la diversification de ses exportations, l’attractions des investissements directs africains, le renforcement de la compétitivité et la réalisation des ambitions des visions nationales 2040 et 2060. Elle permettra aussi la réduction des droits de douanes,  la suppression des barrières tarifaires et non tarifaires, l’intégration dans les chaînes de valeur régionale, la valorisation des produits nationaux, le renforcement des capacités entrepreneuriales et la  promotion du commerce électronique africain.

Des produits, services et investissements à fort potentiel pour le Burundi dans le cadre de la ZLECAf

Cinq produits phares ont initialement été identifiés par l’étude. Ce sont le café, le thé, l’or et les autres minerais, les avocats et fruits tropicaux, ainsi que les boissons. L ’étude a retenu six marchés africains prioritaires , spécifiquement la République Démocratique du Congo (RDC), la Tanzanie, le Rwanda, l’Ouganda, l’Afrique du Sud et l’Égypte.

 Ce sont des choix s’ étant appuyés sur la demande régionale, la proximité géographique et la complémentarité économique.

Cinq services porteurs y compris le tourisme durable et l’écotourisme, les services financiers numériques,  les services professionnels (Audit, Conseil et  Ingénierie), les services de santé et télémédecine ainsi que les industries créatives ont également été identifiés.

L’étude a trouvé que les  investissements les plus prometteurs concernent l’agro-industrie, les infrastructures, l’énergie, la valorisation du Lac Tanganyika et la création de Zones Économiques Spéciales (ZES).

Des contraintes structurelles aux exportations, mais aussi des alternatives

Les principaux défis identifiés par l’étude incluent l’enclavement géographique, les coûts logistiques élevés, l’accès limité au financement, la faible diversification productive, la lenteur administrative et un cadre réglementaire peu incitatif.

Pour contourner ces défis, l’étude propose une approche régionale progressive, exploitant les accords existants. Elle propose aussi  le développement de partenariats et clusters d’exportateurs ainsi qu’ un positionnement concurrentiel basé sur la qualité et la traçabilité.

La même étude suggère une optimisation logistique via les corridors de Dar-es-Salaam, de Mombasa et du Lac Tanganyika. Le renforcement de la diplomatie économique et les stratégies de marketing et de prospection ciblée sont autant d’autres remèdes proposés dans l’étude.

Un Plan d’actions Prioritaires pour l’opérationnalisation effectif de l’adhésion du Burundi

Les opportunités identifiées ne sauraient être opérationnelles sans un Plan d’actions Prioritaires(PAP). Les actions que l’étude proposent sont orientées vers le renforcement des capacités productives, la modernisation logistique, la digitalisation, la qualité, la résilience environnementale et la diplomatie économique.

Les actions proposées dans le PAP sont estimées à un cout de global de 11,15 millions  de dollars américains. Elles pourraient, selon l’étude être financés à travers une combinaison de ressources nationales spécifiquement publiques et privées et des ressources régionales et internationales.

La mise en œuvre effective du PAP nécessitera un  système institutionnel de mise en œuvre et un dispositif de suivi évaluation. Pour y parvenir , il y a nécessité d’asseoir des mesures d’accompagnement et des actions politique appropriées.

L’ implication des acteurs : un impératif pour la concrétisation de l’adhésion du Burundi à la ZLECAF

D’après l’étude, le Gouvernement devra renforcer la gouvernance économique, améliorer le cadre réglementaire, mobiliser les ressources et développer ’un environnement propice aux affaires. Le secteur privé est appelé à investir dans la qualité, la certification, la transformation locale et la coopération interentreprises. L’ étude appelle aux partenaires au développement d’ appuyer notamment la formation, les infrastructures commerciales, la promotion des exportations et les réformes institutionnelles.

L’opérationnalisation des actions d’intégration du Burundi dans la ZLECAF exigera aussi la prise des mesures d’accompagnement et des actions politique appropriées.

L’atelier de Gitega a été bénéfique dans la mesure où le rapport  provisoire portant sur ladite étude a été validé après exploration, analyse et émissions de riches commentaires et amendements, notamment sur les produits phares et les services porteurs ainsi que sur  d' autres aspects de l’agenda. 

 Le Projet de Facilitation du Commerce et Intégration dans la région des Grands Lacs accueille de jeunes stagiaires pour un renforcement de leurs capacités.

Le Projet de Facilitation du Commerce et Intégration dans la région des Grands Lacs accueille de jeunes stagiaires pour un renforcement de leurs capacités.

Ce jeudi 15/01/2026, au @PfciglBurundi, démarrage d’un stage pour la Cohorte 1 organisé dans le cadre de l’ Initiative Masse Critique (IMCP) qui vise la professionnalisation de jeunes talents et des cadres de la fonction publique par une formation certifiante et un stage pratique au sein de projets financés par un partenaire de développement.

Le stage permettra  à  treize  apprenants de confronter les connaissances théoriques à la réalité du terrain, de développer des compétences professionnelles chacun dans sa spécialité et de contribuer de manière tangible aux activités du PFCIGL.

Ce stage pratique s’inscrit dans la continuité de la formation théorique et a pour objectif d’ancrer les acquis dans des activités concrètes du projet, sous la supervision d’un spécialiste principal du domaine et du point focal IMCP-Cohorte 1 au projet.

Il est attendu que les apprenants soient intégrés et opérationnels dans le Projet en démontrant un niveau de progression et d’autonomie.

Les stagiaires devront fournir des livrables conformes aux canevas IMCP. Ils devront aussi améliorer, de façon mesurables leurs compétences en lien avec les activités du Projet.

Ces stagiaires sont encadrés par des institutions de formation, notamment la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion de l’Université du Burundi et l’Institut Supérieur de Gestion des Entreprises “ISGE”. Le stage a une durée de 9 mois.

 

Gatumba : un souffle nouveau pour le commerce transfrontalier

 

Ce vendredi 5 décembre 2025, le Ministère des Ressources minières, énergétiques, de l’industrie, du commerce et du tourisme a procédé au lancement officiel des travaux d’aménagement et de modernisation du poste frontalier de Gatumba, dans la province de Bujumbura. Une transformation attendue depuis longtemps par les acteurs du commerce transfrontalier.

Ce grand chantier entre dans le cadre du Projet de Facilitation du Commerce et d’Intégration dans la région des Grands Lacs (PFCIGL), financé entièrement par le Groupe de la Banque mondiale à hauteur de 90 millions de dollars américains et coordonné régionalement par le COMESA. Il concerne deux pays : le Burundi et la République démocratique du Congo (RDC).

Le poste frontalier de Gatumba constitue l’un des principaux corridors commerciaux entre le Burundi et la RDC, drainant un important flux de marchandises en provenance également du Rwanda et de la Tanzanie vers le Sud-Kivu. Pourtant, l’infrastructure souffrait de lacunes majeures : bâtiments vétustes, procédures lourdes et lentes, équipements de contrôle obsolètes, conditions de travail difficiles pour les agents frontaliers et multiples irrégularités nuisibles au bon déroulement des échanges.

Le PFCIGL ambitionne de corriger ces faiblesses. Il vise à moderniser les installations existantes, simplifier les procédures administratives, réduire les délais de dédouanement et améliorer la sécurité. L’objectif final : intensifier le commerce, stimuler la croissance et favoriser l’intégration économique régionale.

Dans son allocution, Adrien Ndayisaba, Coordonnateur du PFCIGL au COMESA, a salué la coopération entre les deux pays frontaliers :
« Je remercie les gouvernements du Burundi et de la RDC pour les efforts conjugués et la collaboration très appréciée dans la mise en œuvre du PFCIGL. Je remercie également le Groupe de la Banque mondiale pour son appui financier et technique, qui permet à ce projet d’avancer ».
Il rappelle que le projet contribue à améliorer les conditions de vie des populations riveraines par la facilitation du commerce, la simplification des démarches transfrontalières, mais aussi par la promotion de la paix et de la sécurité dans la région. Selon lui, « la modernisation des infrastructures frontalières favorisera l’émergence d’un commerce prospère et vecteur de développement économique ».

La Banque mondiale mise sur l’efficacité et la réduction des coûts

De son côté, Babacar Sedikh Faye, représentant du Groupe de la Banque mondiale au Burundi, a souligné la pertinence de moderniser ce corridor stratégique. Pour lui, le nouveau poste de Gatumba vient « répondre aux défis identifiés pour capitaliser le commerce frontalier, en particulier :la réduction des délais de passage pour les transporteurs, commerçants et voyageurs, la baisse des coûts logistiques qui pèsent lourdement sur les petites entreprises, l’accélération des échanges formels grâce à des procédures harmonisées, une meilleure coordination des services de douane, d'immigration, de santé et des contrôles vétérinaires et phytosanitaires. »

Il a ajouté que la nouvelle organisation du poste contribuera également à améliorer la sécurité, grâce à une meilleure organisation des flux, une signalisation moderne, des heures de stationnement adaptées et une présence coordonnée des forces compétentes.

Un vaste programme de modernisation au-delà de Gatumba

La modernisation du poste frontalier de Gatumba s’inscrit dans un programme beaucoup plus vaste qui prévoit la construction ou la réhabilitation de plusieurs infrastructures stratégiques. Parmi celles-ci figurent les postes frontaliers de Buganda–Nyamoma, de Vugizo et de Kiliba, auxquels s’ajoutent également les postes frontaliers de Mparambo et de Rubenga. Le projet inclut en outre la construction d’un pont frontalier sur la rivière Rusizi afin de relier efficacement Mparambo à Rubenga, ainsi que l’aménagement de nouvelles voies d’accès partant de la route nationale numéro cinq pour faciliter la connexion à ces différents sites.

Le programme prévoit aussi la construction de deux marchés transfrontaliers, l’un à Gatumba et l’autre à Rumonge, ainsi que la modernisation complète du port de Rumonge, un point névralgique pour les échanges sur le lac Tanganyika. L’ensemble de ces infrastructures vise à fluidifier davantage la circulation des biens dans la région, à renforcer la compétitivité des entreprises locales et à accroître les recettes douanières et fiscales, en dotant le pays d’un réseau commercial performant et mieux intégré.

Le gouvernement burundais promet son engagement

Représentant l’État burundais lors de la cérémonie, Martin Ndayizeye, Secrétaire permanent au Ministère des Ressources Minières, Énergétiques, de l’Industrie, du Commerce et du Tourisme a tenu à exprimer la reconnaissance du pays envers ses partenaires :« Nous profitons de cette occasion pour remercier encore une fois la Banque mondiale pour ses appuis multiformes dans plusieurs domaines ».

Il a demandé que la main-d’œuvre locale soit privilégiée, affirmant :
« Nous vous demandons d’utiliser la main-d’œuvre locale pour que ce projet soit bénéfique dès son lancement pour les populations de nos deux pays ».
Le gouvernement, a-t-il ajouté, jouera pleinement son rôle pour répondre rapidement aux préoccupations liées à ces travaux.

Les petits commerçants entre espoir et soulagement

Pour les commerçants, l’arrivée de ce projet ressemble véritablement à une bouffée d’air frais.

Igiraneza Joselyne, une commerçante transportant des marchandises au poste de Gatumba, se réjouit :
« Nous espérons qu’avec ces nouvelles infrastructures, le commerce va se développer avec l’augmentation de la circulation des biens. Nous pourrons contracter des crédits pour augmenter notre capital et en tirer plus de bénéfices ».

Elle ajoute que les petits commerçants comptent se regrouper :
« Nous allons nous organiser en coopératives pour mieux travailler ensemble et améliorer nos revenus ».

Pour Irankunda Thierry, très actif dans les échanges entre le Burundi et la RDC, Gatumba va devenir un hub encore plus dynamique :
« Beaucoup de Congolais viennent commercer ici, tout comme les Burundais se rendent en RDC. Avec ces infrastructures modernes, le flux va augmenter et les échanges seront plus fluides ».

Quant à Nduwamahoro Joséphine, elle espère que cette modernisation mettra fin aux pratiques néfastes :
« Nous souhaitons que la corruption, les irrégularités et les saisies injustifiées disparaissent enfin ».

Selon les projections du PFCIGL, les délais et coûts de franchissement seront considérablement réduits, au bénéfice des milliers de petits commerçants  dont la majorité sont des femmes et des jeunes. Les produits échangés seront de meilleure qualité, les volumes plus importants, et les commerçants davantage professionnalisés.

 (Article réalisé par le Journal Iwacu sur commande du PFCIGL)

 

Le Personnel du PFCIGL, pour un environnement assaini de travail

Le Personnel du PFCIGL, pour un environnement assaini de travail

Le personnel du Projet de Facilitation du Commerce et Intégration dans la région des Grands Lacs (PFCIGL) s'est, au matin du 12 août 2024, rassemblé pour des travaux d'entretien à l'Immeuble SOCAR où il travaille.

« Nous sommes en train de faire ces travaux pour répondre à l'ordre du Président de la République qui nous a demandés de faire la propreté autour de là où nous travaillons.

Comme nous sommes locataires de l'Immeuble SOCAR, nous avons choisi de le faire juste derrière l'aile que nous louons », a indiqué Mme Clotilde Nizigama, Coordonnateur du PFCIGL à la Télévision Nationale qui faisait le tour de la ville dans le cadre de l'appel du Président. Vêtus en tenue de Sport, les membres du personnel du Projet se sont activés à arracher les mauvaises herbes, ramasser du papier, des branches d'arbres et des feuilles mortes tombés par terre. L'aile du Bâtiment occupée par le Projet dispose d'un incinérateur ayant servi par la suite à brûler les ordures ramassées.

Validation des études techniques actualisées d'Avant-Projet Détaillé pour la réhabilitation du Port de Rumonge

Validation des études techniques actualisées d'Avant-Projet Détaillé pour la réhabilitation du Port de Rumonge

Les acteurs du domaine des ports lacustres et les représentants du Gouvernement du Burundi viennent de se réunir pour échanger sur les études actualisées d'Avant-Projet Détaillé (APD) de construction du Port de Rumonge et Provision des Services connexes. C'était lors d'un atelier de présentation et de validation de ces études organisé à Bujumbura en date du 27 août 2024. L'événement a été rehaussé par l'autorité provinciale de la Province de Rumonge, la Coordination du Projet de Facilitation du Commerce et Intégration dans la région des Grands Lacs (PFCIGL) sous financement de la Banque Mondiale, en présence des hauts cadres des Ministères en charge des Finances, du Commerce et de l'Environnement, des représentants de la Société Civile ainsi que des Projets partenaires.

D'après le Directeur Général de l'Autorité Maritime et Portuaire du Burundi, Mme Godelieve Nininahazwe, ayant représenté le Ministère en charge du Commerce, du Transport, de l'Industrie et du Tourisme, l'actualisation de ces études a été effectuée pour « s'assurer que les infrastructures sont conçues pour répondre non seulement aux besoins de tous les utilisateurs mais également qu'elles seront résilientes aux effets des changements climatiques ». C'est suite à la montée des eaux du lac Tanganyika due aux changements climatiques que le Gouvernement du Burundi a commandité l'actualisation des études effectuées par le Consultant MARITEC-CONCEPT en 2019 avec l'appui du PFCIGL.

Le Consultant RINA-COMMETE-CONSULMAR a été sélectionné pour cette mission d'actualisation de ces études.

Après la présentation via téléconférence par RINA-COMETE-CONSUMAR de ces études dans leurs volet technique, environnemental et social et économique, des observations portant notamment sur une piste d'accès au Port, l'atténuation des risques environnemental et social et la gestion des produits commerciaux périssables qui vont passer par le Port ont été émis avant leur validation.

D'après le représentant du Ministère en Chargé du Commerce dans ses attributions, il est crucial de suivre l'évolution de ce projet et de créer des occasions permettant de le poursuivre tel qu'envisagé.

La population burundaise et celle de Rumonge en particulier attend impatiemment la réhabilitation et la modernisation du Port dont la concrétisation se profile encore à l'horizon depuis bientôt sept ans.

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