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Validation d’une étude d’identification des opportunités offertes au Burundi dans le cadre de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAf)

Validation d’une étude  d’identification des opportunités offertes au Burundi dans le cadre de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAf)
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L’dentification des produits, services et marchés à fort potentiel, l’ analyse des obstacles actuels à l’exportation, la formulation des stratégies de pénétration des marchés africains et une proposition d’un plan d’actions prioritaires assorti d’un plan de financement et d’un mécanisme de suivi-évaluation, ainsi que la formulation des recommandations à l’attention du Gouvernement, du secteur privé et des partenaires au développement du Burundi, tels sont les objectifs de l’étude dont le rapport provisoire a fait objet d’analyse et de validation du 07 au 09//01/2026 à Gitega.

Confié au Centre d’Etudes et de Conseils pour le Développement Durable en Afrique-CECODDA, l’étude s’inscrit dans la volonté du Gouvernement du Burundi de tirer parti des avantages comparatifs nationaux et d’accélérer son intégration dans le marché africain unique. Elle est en cohérence avec la vision nationale consistant en un Burundi émergent en 2040 et développé en 2060.

L’étude a été menée sur base des outils analytiques bien déterminé et d’une  approche participative impliquant les acteurs publics, le secteur privé et les partenaires techniques dans le but d’assurer la validité des résultats et leur appropriation institutionnelle.

 L’adhésion du Burundi à la ZLECAF, une opportunité pour le Burundi

Ratifié en juin 2021, l’Accord de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine( ZLECAf) œuvre au Burundi un champ d’opportunités économiques, commerciales et d’investissement, susceptibles de transformer son économie en la rendant plus compétitive, diversifiée et résiliente.

 L’adhésion du pays à cette Zone lui permettra un accès élargi aux marchés africains, la diversification de ses exportations, l’attractions des investissements directs africains, le renforcement de la compétitivité et la réalisation des ambitions des visions nationales 2040 et 2060. Elle permettra aussi la réduction des droits de douanes,  la suppression des barrières tarifaires et non tarifaires, l’intégration dans les chaînes de valeur régionale, la valorisation des produits nationaux, le renforcement des capacités entrepreneuriales et la  promotion du commerce électronique africain.

Des produits, services et investissements à fort potentiel pour le Burundi dans le cadre de la ZLECAf

Cinq produits phares ont initialement été identifiés par l’étude. Ce sont le café, le thé, l’or et les autres minerais, les avocats et fruits tropicaux, ainsi que les boissons. L ’étude a retenu six marchés africains prioritaires , spécifiquement la République Démocratique du Congo (RDC), la Tanzanie, le Rwanda, l’Ouganda, l’Afrique du Sud et l’Égypte.

 Ce sont des choix s’ étant appuyés sur la demande régionale, la proximité géographique et la complémentarité économique.

Cinq services porteurs y compris le tourisme durable et l’écotourisme, les services financiers numériques,  les services professionnels (Audit, Conseil et  Ingénierie), les services de santé et télémédecine ainsi que les industries créatives ont également été identifiés.

L’étude a trouvé que les  investissements les plus prometteurs concernent l’agro-industrie, les infrastructures, l’énergie, la valorisation du Lac Tanganyika et la création de Zones Économiques Spéciales (ZES).

Des contraintes structurelles aux exportations, mais aussi des alternatives

Les principaux défis identifiés par l’étude incluent l’enclavement géographique, les coûts logistiques élevés, l’accès limité au financement, la faible diversification productive, la lenteur administrative et un cadre réglementaire peu incitatif.

Pour contourner ces défis, l’étude propose une approche régionale progressive, exploitant les accords existants. Elle propose aussi  le développement de partenariats et clusters d’exportateurs ainsi qu’ un positionnement concurrentiel basé sur la qualité et la traçabilité.

La même étude suggère une optimisation logistique via les corridors de Dar-es-Salaam, de Mombasa et du Lac Tanganyika. Le renforcement de la diplomatie économique et les stratégies de marketing et de prospection ciblée sont autant d’autres remèdes proposés dans l’étude.

Un Plan d’actions Prioritaires pour l’opérationnalisation effectif de l’adhésion du Burundi

Les opportunités identifiées ne sauraient être opérationnelles sans un Plan d’actions Prioritaires(PAP). Les actions que l’étude proposent sont orientées vers le renforcement des capacités productives, la modernisation logistique, la digitalisation, la qualité, la résilience environnementale et la diplomatie économique.

Les actions proposées dans le PAP sont estimées à un cout de global de 11,15 millions  de dollars américains. Elles pourraient, selon l’étude être financés à travers une combinaison de ressources nationales spécifiquement publiques et privées et des ressources régionales et internationales.

La mise en œuvre effective du PAP nécessitera un  système institutionnel de mise en œuvre et un dispositif de suivi évaluation. Pour y parvenir , il y a nécessité d’asseoir des mesures d’accompagnement et des actions politique appropriées.

L’ implication des acteurs : un impératif pour la concrétisation de l’adhésion du Burundi à la ZLECAF

D’après l’étude, le Gouvernement devra renforcer la gouvernance économique, améliorer le cadre réglementaire, mobiliser les ressources et développer ’un environnement propice aux affaires. Le secteur privé est appelé à investir dans la qualité, la certification, la transformation locale et la coopération interentreprises. L’ étude appelle aux partenaires au développement d’ appuyer notamment la formation, les infrastructures commerciales, la promotion des exportations et les réformes institutionnelles.

L’opérationnalisation des actions d’intégration du Burundi dans la ZLECAF exigera aussi la prise des mesures d’accompagnement et des actions politique appropriées.

L’atelier de Gitega a été bénéfique dans la mesure où le rapport  provisoire portant sur ladite étude a été validé après exploration, analyse et émissions de riches commentaires et amendements, notamment sur les produits phares et les services porteurs ainsi que sur  d' autres aspects de l’agenda. 

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