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La Route provinciale RP 108 partant de Gatumba au Poste frontière Vugizo-Kiliba va prochainement être aménagée

La Route provinciale RP 108 partant de Gatumba au Poste frontière Vugizo-Kiliba va prochainement être aménagée

Cela transparait d’une cérémonie de remise officielle du site  qui abritera les infrastructures d’aménagement et de bitumage de cette voie d’accès au Poste Frontière de Vugizo-Kiliba par  la  Mission de Contrôle et de Surveillance-MCG au groupement GETRA-AXOR CONSTRUCTION.

 La cérémonie a eu lieu à Gatumba ce jeudi 19 mars 2026 en présence des représentants de l’administration locale, du Groupement GETRA-AXOR CONSTRUCTION et du Projet de Facilitation du Commerce et Intégration dans la région des Grands Lacs(PFCIGL) ayant recruté ladite Mission de Contrôle et surveillance. 

Le site est libre sur toute sa longueur d’environ 8 km  car toutes les indemnisations ont été effectuées et l’accès est effectif le long de cette route.

La remise vaut autorisation de démarrer les travaux préparatoires pour un commencement après la transmission de l’Ordre de Service qui sera effectuée par le Maitre de d’Œuvre au plus tard le 23 mars 2026.

 Cette route revêt une importance capitale dans la mesure où elle connecte la RN4 au Poste Frontière de Vugizo-Kiliba  de grand intérêt pour le Petit Commerce Transfrontalier entre le Burundi et la RDC.

 Grande satisfaction de la population locale

 Les résidents de Gatumba qui utilisent cette route sont très satisfaits du prochain aménagement et bitumage de cette infrastructure qui les aidera dans le transport de des personnes et des biens.

 «  Je  suis très contente, car  une fois aménagée, cette route m’aidera à bien déplacer mes récoltes à vélo. Pour le moment, elle a été inondée par l’eau de pluie ; je suis obligée de transporter ma récolte sur ma tête. Le vélo ne passe que difficilement  ces jours-ci », a indiqué un usager de cette route.

 « Je suis très ravis que l’on construira cette route. J’estime que son problème d’inondation sera résolu. La route m’aidera beaucoup dans le transport de mes marchandises », a souligné un autre résident de Gatumba.

 L’administration locale est également satisfaite du prochain aménagement et bitumage de  RP108. Elle  promet  de  donner tout appui  administratif nécessaire lors des  travaux.

Les Petits Commerçants Transfrontaliers de Rumonge, désormais sensibilisés sur le Régime Commercial Simplifié (RECOS) du COMESA .

Les Petits Commerçants Transfrontaliers de Rumonge, désormais sensibilisés sur le Régime Commercial Simplifié (RECOS) du COMESA .

Cette sensibilisation a eu lieu lors d’un atelier organisé ce mardi 3 mars 2026 au centre communal de Rumonge par le Ministère des Ressources Minières, Énergétiques, de l'Industrie, du Commerce et du Tourisme (MRMEICT) à travers le Projet de Facilitation du Commerce et Intégration dans la région des Grands Lacs (PFCIGL) financé par la Banque Mondiale. 

L’atelier avait pour objectif le renforcement des capacités des Petits Commerçants Transfrontaliers et agents œuvrant au Port de Rumonge sur le Régime Commercial Simplifié (RECOS) du COMESA.

 « L’atelier a été organisé dans le cadre de la sous composante 1.1. portant sur la mise en œuvre des procédures visant à réduire le délai de franchissement des postes frontières ciblés et les coûts y afférents », a souligné le représentant du Coordonnateur du PFCIGL-Burundi à l'atelier, Monsieur Fabien Bizimungu.

Sur quoi est centré le RECOS du COMESA?

« L’objectif visé à travers le RECOS est de promouvoir et développer le commerce transfrontalier, en permettant aux marchandises des petits commerçants transfrontaliers de bénéficier de l’élimination des droits de douane pour bénéficier d’un traitement préférentiel du COMESA sur les marchandises qui figurent sur les listes communes. C’est dans ce cadre que la République du Burundi et à la RDC se sont entendues sur une liste commune de 66 produits à échanger sous ce Régime. Il y a  possibilité que cette liste soi révisée tous les 6 mois. », a souligné Monsieur  Eric IRAKOZE, Directeur Général Responsable du Programme Commerce en procédant au lancement de l’atelier. 

D’après cette autorité, l’opérationnalisation du RECOS du COMESA nécessite au préalable la mise en place d’un cadre réglementaire ainsi que des mécanismes de suivi et évaluation, une étape que le Burundi a déjà franchie. Au Burundi, le cadre légal et réglementaire régissant ce Régime est l’Ordonnance Ministérielle conjointe N°750/540/160 du 26 juillet 2024 portant mise en œuvre du Régime Commercial Simplifié du COMESA aux frontières entre la République du Burundi et la République Démocratique du Congo. 

Cette Ordonnance détermine les critères ou les conditions qui qualifient le Petit Commerçant transfrontalier éligible au RECOS. Il s’agit d’un commerçant dont la marchandise ne dépassant pas le seuil équivalent à 500 dollars américains par lot et par jour. Elle précise également les documents requis et exige que la liste des 66 produits éligibles soit affichée aux frontières.

Un rôle majeur du PFCIGL dans la mise en œuvre du RECOS du COMESA

Le rôle du PFCIGL découle même de son objectif qui est de faciliter les échanges et d’améliorer la commercialisation des chaînes de valeur sélectionnées, ciblant principalement les petits commerçants et les femmes commerçantes dans les régions frontalières de la région des Grands Lacs. Le projet a été conçu pour constituer une réponse adéquate aux nombreux défis déjà identifiés dans la Stratégie Nationale de Promotion du Commerce Transfrontalier.

« Le Projet appuie un ensemble de mesures complémentaires destinées à faciliter le processus de passage aux frontières pour les petits commerçants. Ces mesures couvrent le dédouanement, l’immigration, la certification et la coordination entre les différentes agences aux frontières », a indiqué Monsieur Bizimungu, ajoutant que le Projet appuie le Burundi et la RDC dans la mise en œuvre de l’ Accord Commercial qui intègre des éléments s’inspirant du RECOS élaboré par la COMESA . L’appui est réalisé sur base de la liste des produits convenue et soumise au régime simplifié. Le même Projet appuie l’opérationnalisation du RECOS du COMESA aux points de passage aux frontières entre les deux pays y compris le Port de Rumonge. 

Le cadre politique des interventions de ce Projet au titre de sa  sous-composante 1.1  est basé sur des instruments qui ont déjà été convenus au niveau du COMESA et au niveau continental dont le RECOS du COMESA qui prévoit la simplification du dédouanement aux frontières des petites cargaisons de marchandises figurant sur la liste commune. 

Quid sur des capacités des Petits Commerçants renforcées

Les Petits Commerçants Transfrontaliers de Rumonge ont pu découvrir les tenants et les aboutissants du Régime Commercial Simplifié(RECOS) du COMESA. A ce niveau, ils ont pu comprendre le COMESA, la Zone de Libre-Echange et RECOS, les objectifs ce Régime, ses  principaux piliers, les Conditions requises pour utiliser ce Régime. Ils ont pu découvrir le contenu de l'Ordonnance Ministérielle Conjointe portant mise en œuvre du RECOS du COMESA aux frontières entre la RDC et le Burundi.

Les procédures douanières, les documents requis aux services de l'immigration et les normes et contrôle de qualité ont également constitué une matière importante d’apprentissage. Ainsi les Petits Commerçants de Rumonge ont appris le le rôle des douanes dans le commerce transfrontalier, le processus douaniers et les documents requis dans le cadre du RECOS du CMESA. Ils ont appris comment remplir les formulaires de déclaration en douane simplifiée du COMESA et le certificat d'origine simplifié. 

La thématique d’immigration a aussi été traitée. A ce sujet, les petits commerçants Transfrontaliers de Rumonge pris connaissance du rôle de l'immigration, des documents requis au bureau de l'immigration.

A propos des normes de qualité, un module également fondamental pour le Petit Commerce Transfrontalier a été enseigné. Les Petits Commerçants de Rumonge ont pu comprendre les normes et le contrôle de la qualité aux frontières,  le processus de contrôle de la qualité et documents requis. Non moins important parmi les matières de sensibilisation dispensées, était le rôle des associations, du commerce transfrontalier dans la mise en œuvre du RECOS.  

D’intéressants échanges ont enrichi la séance de sensibilisation sur le RECOS du COMESA, ce qui a davantage suscité l’intérêt des Petits Commerçants de Rumonge.

Pour chacun de ces thèmes de sensibilisation, les défis y relatifs ont chaque fois été relevés. Les Petits Commerçants Transfrontaliers ont eu l'occasion de poser des questions d' éclaircissement en exprimant également de riches propositions.

Les Petits Commerçants Transfrontaliers de Rumonge plus que satisfaits

Les témoignages des  Petits commerçants transfrontaliers, usagers du Port de Rumonge ont manifesté la maitrise des procédures à suivre pour bénéficier des avantages de l’Ordonnance Ministérielle portant mise en œuvre du RECOS du COMESA  aux frontières entre le Burundi et la RDC. 
« Il y a des réalités évoquées lors de l’atelier et que je ne connaissais pas. J’ai appris pourquoi il est crucial de se conformer aux exigences requises pour un Petit commerçant régi par le RECOS.  Je suis maintenant au courant que  le contrôle de la qualité des marchandises sera réalisé de façon uniforme au Burundi et en RDC.  Désormais grâce aux connaissances apprises, je vais sensibiliser mes paires à, non seulement posséder des  numéros d’identification fiscale mais aussi de vendre des produits admis par ledit Régime. Je suis très ravi d’entendre que le  PFCIGL va renforcer les capacités de nos associations en leur permettant d’évoluer en coopératives », a souligné Madame Joselyne Nininahazwe, représentante des Petits Commerçants Transfrontaliers de Rumonge.

Monsieur Levis Nkunzimana, membre de l’Association des Petits Commerçants Transfrontaliers de Rumonge  affirme qu’il ne connaissait pas certaines  exigences du BBN, de l’OBR et du RECOS.  « Maintenant je  les connais. Cela  me permettra de travailler dans le strict respect de la règlementation. L’ignorance des normes conduisait vers la pratiquer commerce illicite se soldant parfois l’arrestation. Nous comprenons  maintenant que nul n’est  censé ignorer la loi", a-t-il indiqué.

Les Petits Commerçants de Rumonge indiquent que, désormais, ils se sentent bien outillés de connaissances qui vont leur permettre de respecter les règles en jeu comprenant entre autres la possession des documents requises. Ils sont persuadés que, avec le prochain appui  à  leurs associations, ils tirerons profit des avantages du RECOS du COMESA.

Le Gouvernement remet au Commissariat Général des Migrations des infrastructures provisoires pour la facilitation du commerce transfrontalier à Mparambo

Le Gouvernement remet au Commissariat Général des Migrations des infrastructures provisoires pour la facilitation du commerce transfrontalier à Mparambo

Le Ministère des Ressources Minières, de l' Energétiques, de l'Industrie, du Commerce et du Tourisme vient de remettre ce jeudi 26/02/2026 des infrastructures provisoires du Poste Frontière de Mparambo au Commissariat Général des Migrations(CGM) dans cadre des intervenions du Projet de Facilitation du Commerce et Intégration dans la région des Grands Lacs(PFCIGL)  financé par la Banque Mondiale. 

Une  cérémonie y relative a été organisée à Mparambo dans la Zone Rugombo en Commune Cibitoke de la Province de Bujumbura, notamment en présence de hautes autorités des Ministères ayant dans leurs attributions l’intérieur, la santé publique, les infrastructures, ainsi que des délégués de Unité de Gestion de Projet du PFCIGL, de l’Office Burundais des Recettes(PBR), du Bureau Burundais de Normalisation et de contrôle de la qualité(BBN). 

« En attente de la construction des infrastructures modernes au Poste Frontière de Mparambo et pour répondre à la volonté du Burundi et de la RDC de rouvrir les frontières de Buganda/Nyamoma et Mparambo/Rubenga, le Gouvernement du Burundi avait demandé à la Banque Mondiale d’autoriser au PFCIGL, le financement de la construction d’infrastructures provisoires, qui, au départ, n’étaient pas prévues au Poste Frontière de Mparambo »,  a souligné M. Eric IRAKOZE, Directeur Général Responsable du Programme Commerce au Burundi, en précisant que ce financement a par la suite été octroyé.

 Les infrastructures provisoires remises

 Ces infrastructures provisoires sont composées de quatre blocs: le bloc administratif, le bloc « Logement », le bloc « Groupe électrogène » et le Bloc « Toilette extérieur » avec des équipements appropriés.

Le Bloc administratif qui va abriter les bureaux du CGM, du BBN, de l’OBR, englobe un stock, un local technique, un barza préau et un bloc sanitaire et des extincteurs. Il  est équipé de  chaises, tables en bois et les étagères et des toilettes pour homme et femmes.

 Le bloc « Logement » est équipé d’une salle à manger, des chambres équipées d’un lit et d’un matelas.

Le bloc « Groupe électrogène » comprend un groupe électrogène, un tableau Générateur de Basse Tension, un inverseur et des batteries.   Le Bloc « Toilette extérieur " comprend une une boite de commande pour pompe (forage) et un inverseur solaire.

 Ces infrastructures sont dotées d’électricité photovoltaïque et d’un groupe de secours.

 Elles sont alimentées en eau par forage qui fonctionne par l’énergie solaire et t paramétré pour fonctionner par le groupe de secours. Un réservoir a été installé et l’eau produite a subi des analyses de laboratoire nécessaires.

 Ces infrastructures aideront au bon fonctionnement des services opérant aux frontières et  le Commissariat Général des Migrations en assurera aussi l’entretien  général.

Un besoin de  bien maintenir les  infrastructures provisoires acquises, et d'accélérer la construction d'autres prévues par le Projet

 Pour marquer la remise de ces  infrastructures provisoires des clés ont été remises au Commissariat Général des Migrations et un ruban symbolique a été coupé à l'occasion.

 Le délégué du  Ministère des Ressources Minières, Energétiques, de l'Industrie, du Commerce et du Tourisme a, lors de la remise  des infrastructures provisoires au Commissariat Général des Migrations(CGM), demandé au PFCIGL  d'accélérer la construction des autres infrastructures frontalières qui, selon lui vont appuyer  le développement du commerce transfrontalier.

 En principe, une partie de fonds octroyés au Gouvernement du Burundi par la Banque Mondiale  est utilisée pour financer la construction des infrastructures aux Postes Frontières de Gatumba, Vugizo, Buganda, Mparambo et au Port de Rumonge.

 Cette autorité a aussi demandé au CGM d’ assurer une gestion des infrastructures lui remises en bon père de famille et d’en faciliter l’accès aux autres services opérant aux frontières.

 Motion de remerciement du côté de la CGM

 Après réception des infrastructures provisoires du Poste Frontière de Mparambo, le délégué du Commissariat Général des Migrations du Burundi à la cérémonie, le Général de Brigade de Police Romuald Ndababishije et Commissaire-Adjoint de cette  structure,  a  fortement apprécié l’octroi de ces infrastructures qui, selon lui, seront de grande utilité. 

 « C’est une grande joie pour le Commissariat Général des Migrations  d’avoir reçu ces infrastructures provisoires. D’autres infrastructures modernes répondant à la Vision du Burundi, pays émergeant en 2040 et pays développé en 2040 seront construites par la suite. Entre temps, les infrastructures provisoires reçues nous aideront à  faciliter la traversée  des commerçants et d’autres passagers allant et venant de la RDC », a souligné cette autorité.

 Depuis la pandémie du Covid-19 en 2020, les frontières de Buganda et Mparambo sont restées fermées. Le Gouvernement du Burundi et celui de la République Démocratique du Congo(RDC) s'emploient depuis 2024 pour la réouverture de ces frontières récemment  freinée par le conflit à l'Est de la RDC.

 Soulignons que le PFCIGL, qui a appuyé la construction des infrastructures provisoires de Mparambo remises ce jeudi, met en œuvre ses activités à travers ses quatre composantes centrées sur l’ Amélioration de l’environnement réglementaire pour le commerce transfrontalier,   l’ Amélioration des infrastructures commerciales de base, l’Appui à la commercialisation des chaînes de valeur transfrontalières et   l’ Appui à la mise en œuvre et  le Suivi & Evaluation

 

Bujumbura héberge la Troisième réunion du Comité Régional de Coordination(CRC) du Projet de Facilitation du Commerce et Intégration dans la région des Grands Lacs (PFCIGL).

Bujumbura héberge la Troisième réunion du Comité Régional de Coordination(CRC) du Projet de Facilitation du Commerce et Intégration dans la région des Grands Lacs (PFCIGL).

Le Ministère des Ressources Minières, Energétiques, de l'Industrie, du Commerce et du Tourisme vient de lancer à Bujumbura ce 2 février 2026 la Troisième réunion du Comité Régional de Coordination(CRC) du Projet de Facilitation du Commerce et Intégration dans la région des Grands Lacs (PFCIGL).

C'est la Secrétaire Permanente audit Ministère, Mme Christine Niragira qui a donné le coup d'envoi à cette réunion en compagnie de hauts responsables du Gouvernement de la République Démocratique du Congo(RDC), du COMESA  et du Projet de Facilitation du Commerce et Intégration dans la région des Grands Lacs(PFCIGL).

Lors du Lancement la réunion, la Secrétaire Permanente au Minières, Energétiques, de l'Industrie, du Commerce et du Tourisme, a indiqué que la rencontre analysera notamment l'état d'avancement de la mise en œuvre du dudit Projet.

Les participants auront une mise à jour de la situation sécuritaire à l'Est de la RDC et son impact sur les activités du PFCIGL.

Des orientations nécessaires pour la continuation du Projet seront données, en plus d'une feuille de route y afférente qui sera élaborée lors de la réunion.

Le Chef d'équipe de Projet de la Banque mondiale qui a représenté cette organisation à la réunion, Mme Marie Christine Apedo-Amah, a réitéré la mobilisation de l'équipe de  Banque mondiale pour  l'accompagnement des Unités de Gestion et des autorités dans la mise en œuvre du Projet.

Notons que lors de la deuxième réunion du Comité Régional de Coordination du PFCIGL tenue du 14 au 16 juillet 2025 à Lusaka en Zambie, il a été décidé que le lieu de la troisième réunion  du CRC du PFCIGL soit  Bujumbura, la capitale économique du Burundi et du 02 au 04 février 2026. C'est la Coordination régionale du PFCIGL  assurée par le COMESA qui organise la troisième réunion du Comité Régionale de Coordination du PFCIGL en cours à Bujumbura. 

 

     Commerce  transfrontalier : Le Burundi va se doter d’une stratégie de groupage des marchandises

Commerce transfrontalier : Le Burundi va se doter d’une stratégie de groupage des marchandises

L’initiative a été concrétisé à travers la validation ce mercredi au Projet de Facilitation du Commerce et Intégration dans la région des Grands Lacs(PFCIGL) du Rapport final d'étude sur le système d'approvisionnement et distribution des produits grâce à la stratégie de groupage des marchandises par les commerçants transfrontaliers.

Il a été constaté que les consultants ont pris en compte les commentaires leurs données lors d’une autre réunion tenue en octobre dernier. 

L’atelier a aussi été l’occasion de rappeler les défis auxquels les commerçants transfrontaliers sont confrontés, les objectifs de la stratégie de groupage des marchandises, la préparation et les objectifs du manuel sur le Groupage des marchandises, les types de groupage.

Une stratégie nationale pour la promotion et le développement du Commerce en cours d’analyse par les acteurs

Une stratégie nationale pour la promotion et le développement du Commerce en cours d’analyse par les acteurs

Le Ministère des Ressources Minières, Energétiques, de l'Industrie, du Commerce et du Tourisme  a organisé à Bujumbura  du 21-23/01/2026, un atelier de validation de la Stratégie Nationale de Promotion  et de Développement du Commence des services au Burundi avec la participation des parties prenantes.

L’atelier est en lien avec une des composantes du Projet de Facilitation du Commerce et Intégration dans la région des Grands Lacs (PFCIGL) dédiés à l’amélioration de l’environnement réglementaire pour le commerce transfrontalier, spécifiquement la sous composante « Réforme règlementaire et simplification des procédures pour les Petits Commerçants ».

L' Objectif de Développement  du Projet est de  « Faciliter les échanges et améliorer la commercialisation des chaînes de valeur sélectionnées, ciblant principalement les petits commerçants, en particulier les femmes, dans les zones frontalières de la région des Grands Lacs».

La mission consiste à appuyer le Gouvernement du Burundi à faire un diagnostic du commerce des services et élaborer une stratégie nationale afin de développer le commerce des services au Burundi.

L'élaboration de la Stratégie Nationale de Promotion  et de Développement du Commence des services au Burundi  a été confiée au Groupement COMETE-BIFE.

Contenu succinct du rapport

Le rapport provisoire de revue de la stratégie nationale de promotion et de développement du commerce des services au Burundi décrit l' état des lieux du commerce des services avec un accent particulier sur les services prioritaires au Burundi.

Il montre les tendances actuelles des services dans le monde et le benchmark pour le #Burundi.

Le Rapport décrit aussi la Stratégie Nationale de Promotion et de Développement du Commerce des services avec une liste des actions prioritaires en vue de les préparer à la mise en œuvre de la stratégie, les moyens et mécanismes proposés pour sa meilleure mise en œuvre.

 Le rapport constate que le Burundi possède un vaste potentiel des services avec plusieurs sources structurelles au niveau de la régulation sectorielle. Le pays a aussi un potentiel touristique naturel très important.

D’après le Rapport,  le commerce des services occupe désormais une place prépondérante dans l’économie mondiale, représentant plus de 50 % de la valeur ajoutée globale.

C’est dans ce contexte que le Burundi est devenu membre actif de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et des principales communautés régionales telles que la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC), le COMESA et la ZLECAf. Le pays cherche à rééquilibrer une structure économique encore largement dominée par l’agriculture.

D’après ledit Rapport, le  Burundi  affiche déjà une contribution du secteur tertiaire de près de 45 % au PIB, bien que la balance commerciale des services demeure déficitaire.

En 2022, les exportations de services s’élevaient à plus de 175 milliards de BIF contre plus de 692 milliards de BIF d’importations. Cela traduit un déficit de  517 milliards de BIF. Ces chiffres confirment à la fois le poids croissant du secteur et la nécessité d’une stratégie structurée pour renforcer la compétitivité des entreprises burundaises et développer des services à forte valeur ajoutée.

Dans son analyse sectorielle, le Rapport  met en évidence un écosystème encore fragmenté mais en pleine mutation, soutenu par plusieurs réformes récentes, notamment la loi TVA de 2020 sur les services électroniques et le Plan national de développement 2018–2027.

 Le dispositif institutionnel comprend des acteurs clés tels que l’ARCT, la BRB, l’ADB, les ordres professionnels et les universités, qui jouent un rôle déterminant dans la structuration du marché.

Des contraintes, mais également  un potentiel et des atouts

Le Rapport souligne une série de contraintes persistantes, notamment une infrastructure numérique et logistique encore insuffisante, un déficit de compétences spécialisées, une coordination institutionnelle limitée, une forte dépendance vis-à-vis du secteur agricole et un accès restreint au financement.

En guise d’exemples de faiblesses au niveau du Commerce des services au Burundi, les consultants qui ont réalisé la mission, mentionnent notamment la fracture numérique, l’absence de la flotte aérienne et la dépendance des Corridors régionaux, un accès limité aux financements , la faiblesse de capacités en entreprenariat, l’absence des certification/normalisation de qualité, un cadre juridique encore incomplet pour certains services et la difficulté d’accès au financement.

Malgré ces contraintes, le Burundi possède un potentiel de nature à les contourner. En effet, le pays a un vaste potentiel des services avec plusieurs sources structurelles au niveau de la régulation sectorielle. Le pays a aussi un potentiel touristique naturel très important. L’intégration régionale est, elle-même, considérée comme un potentiel très élevé notamment pour les services numériques.

Le pays a également un tissu de Petites et Moyennes Entreprises(PME) dynamiques, une expansion rapide du mobile et de la fibre optique, en plus de son intégration régionale de plus en plus porteuse. Ces éléments ouvrent la voie à l’émergence de nouveaux services dans des domaines tels que l’outsourcing/externalisation, la technologie financière(pour améliorer ou automatiser les services financiers) et le tourisme durable.

Dans un contexte mondial marqué par l’essor des services à forte valeur ajoutée, le Burundi a l’opportunité d’amorcer une transformation structurelle en s’inspirant des réussites de certains pays

qui démontrent qu’une économie de petite taille peut devenir compétitive sur les marchés internationaux en misant sur le capital humain, la qualité et la connectivité.

Pour le Burundi, les services numériques, éducatifs, de santé et financiers représentent ainsi des leviers essentiels de diversification économique, de création des pôles technologiques et notamment de développement de l’écotourisme et  d’emplois qualifiés pour une jeunesse urbaine diplômée en pleine expansion.

Ce que Propose la Stratégie nationale de promotion et de développement des services

Cette stratégie propose de faire du Burundi un pôle régional compétitif, agile, connecté et innovant. Elle repose sur une approche intégrée combinant digitalisation, amélioration de la qualité, renforcement des capacités humaines et institutionnelles, l’accès à un financement adapté et la promotion de l’intelligence économique.

Le rapport considère qu’une telle vision positionnera le pays dans les chaînes de valeur régionales et internationales, tout en créant des emplois qualifiés et en stimulant la croissance inclusive.

Des préalables  pour une mise en œuvre de la stratégie

Il faut d’abord asseoir une gouvernance participative et inclusive. Un Conseil national pour des services (CNS) sera institué sous la supervision de la Primature, avec un secrétariat exécutif technique chargé de la coordination opérationnelle. Ce dispositif sera appuyé par des plans d’action annuels et un cadre institutionnel regroupant les ministères concernés, la BRB, l’OBR, l’ADB, les chambres professionnelles et les partenaires techniques et financiers. Cela permettra d’ assurer la cohérence, la redevabilité et la continuité des actions dans le temps.

Pour plus d’impact, la stratégie s’articule autour d’un programme prioritaire à haut impact Transversal (PHIT).

La stratégie constitue une feuille de route pragmatique et ambitieuse, conçue pour repositionner le Burundi dans l’économie régionale des services. Elle combine des réformes structurelles, une gouvernance concertée et des actions ciblées à fort impact pour dynamiser la compétitivité du secteur privé, mobiliser les talents burundais et attirer les investissements régionaux.

Pour bien réussir, la stratégie devra bénéficier de la volonté politique, de la coordination institutionnelle et du soutien des partenaires techniques et financiers.

 D’après le rapport, la mise en œuvre adéquate de la stratégie  le pays de transformer durablement son potentiel humain et entrepreneurial en moteur de croissance, de crédibilité et d’intégration régionale.

La stratégie miserait notamment sur une priorisation des infrastructures numériques et logistiques ; l’instauration d’un cadre règlementaire notamment en rapport avec la cybernétique pour la protection des données, le développement, des services digitaux, etc.

L'atelier se clôturera après lecture du rapport amélioré par les recommandations des acteurs. 

 

Validation d’une étude  d’identification des opportunités offertes au Burundi dans le cadre de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAf)
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Validation d’une étude d’identification des opportunités offertes au Burundi dans le cadre de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAf)

L’dentification des produits, services et marchés à fort potentiel, l’ analyse des obstacles actuels à l’exportation, la formulation des stratégies de pénétration des marchés africains et une proposition d’un plan d’actions prioritaires assorti d’un plan de financement et d’un mécanisme de suivi-évaluation, ainsi que la formulation des recommandations à l’attention du Gouvernement, du secteur privé et des partenaires au développement du Burundi, tels sont les objectifs de l’étude dont le rapport provisoire a fait objet d’analyse et de validation du 07 au 09//01/2026 à Gitega.

Confié au Centre d’Etudes et de Conseils pour le Développement Durable en Afrique-CECODDA, l’étude s’inscrit dans la volonté du Gouvernement du Burundi de tirer parti des avantages comparatifs nationaux et d’accélérer son intégration dans le marché africain unique. Elle est en cohérence avec la vision nationale consistant en un Burundi émergent en 2040 et développé en 2060.

L’étude a été menée sur base des outils analytiques bien déterminé et d’une  approche participative impliquant les acteurs publics, le secteur privé et les partenaires techniques dans le but d’assurer la validité des résultats et leur appropriation institutionnelle.

 L’adhésion du Burundi à la ZLECAF, une opportunité pour le Burundi

Ratifié en juin 2021, l’Accord de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine( ZLECAf) œuvre au Burundi un champ d’opportunités économiques, commerciales et d’investissement, susceptibles de transformer son économie en la rendant plus compétitive, diversifiée et résiliente.

 L’adhésion du pays à cette Zone lui permettra un accès élargi aux marchés africains, la diversification de ses exportations, l’attractions des investissements directs africains, le renforcement de la compétitivité et la réalisation des ambitions des visions nationales 2040 et 2060. Elle permettra aussi la réduction des droits de douanes,  la suppression des barrières tarifaires et non tarifaires, l’intégration dans les chaînes de valeur régionale, la valorisation des produits nationaux, le renforcement des capacités entrepreneuriales et la  promotion du commerce électronique africain.

Des produits, services et investissements à fort potentiel pour le Burundi dans le cadre de la ZLECAf

Cinq produits phares ont initialement été identifiés par l’étude. Ce sont le café, le thé, l’or et les autres minerais, les avocats et fruits tropicaux, ainsi que les boissons. L ’étude a retenu six marchés africains prioritaires , spécifiquement la République Démocratique du Congo (RDC), la Tanzanie, le Rwanda, l’Ouganda, l’Afrique du Sud et l’Égypte.

 Ce sont des choix s’ étant appuyés sur la demande régionale, la proximité géographique et la complémentarité économique.

Cinq services porteurs y compris le tourisme durable et l’écotourisme, les services financiers numériques,  les services professionnels (Audit, Conseil et  Ingénierie), les services de santé et télémédecine ainsi que les industries créatives ont également été identifiés.

L’étude a trouvé que les  investissements les plus prometteurs concernent l’agro-industrie, les infrastructures, l’énergie, la valorisation du Lac Tanganyika et la création de Zones Économiques Spéciales (ZES).

Des contraintes structurelles aux exportations, mais aussi des alternatives

Les principaux défis identifiés par l’étude incluent l’enclavement géographique, les coûts logistiques élevés, l’accès limité au financement, la faible diversification productive, la lenteur administrative et un cadre réglementaire peu incitatif.

Pour contourner ces défis, l’étude propose une approche régionale progressive, exploitant les accords existants. Elle propose aussi  le développement de partenariats et clusters d’exportateurs ainsi qu’ un positionnement concurrentiel basé sur la qualité et la traçabilité.

La même étude suggère une optimisation logistique via les corridors de Dar-es-Salaam, de Mombasa et du Lac Tanganyika. Le renforcement de la diplomatie économique et les stratégies de marketing et de prospection ciblée sont autant d’autres remèdes proposés dans l’étude.

Un Plan d’actions Prioritaires pour l’opérationnalisation effectif de l’adhésion du Burundi

Les opportunités identifiées ne sauraient être opérationnelles sans un Plan d’actions Prioritaires(PAP). Les actions que l’étude proposent sont orientées vers le renforcement des capacités productives, la modernisation logistique, la digitalisation, la qualité, la résilience environnementale et la diplomatie économique.

Les actions proposées dans le PAP sont estimées à un cout de global de 11,15 millions  de dollars américains. Elles pourraient, selon l’étude être financés à travers une combinaison de ressources nationales spécifiquement publiques et privées et des ressources régionales et internationales.

La mise en œuvre effective du PAP nécessitera un  système institutionnel de mise en œuvre et un dispositif de suivi évaluation. Pour y parvenir , il y a nécessité d’asseoir des mesures d’accompagnement et des actions politique appropriées.

L’ implication des acteurs : un impératif pour la concrétisation de l’adhésion du Burundi à la ZLECAF

D’après l’étude, le Gouvernement devra renforcer la gouvernance économique, améliorer le cadre réglementaire, mobiliser les ressources et développer ’un environnement propice aux affaires. Le secteur privé est appelé à investir dans la qualité, la certification, la transformation locale et la coopération interentreprises. L’ étude appelle aux partenaires au développement d’ appuyer notamment la formation, les infrastructures commerciales, la promotion des exportations et les réformes institutionnelles.

L’opérationnalisation des actions d’intégration du Burundi dans la ZLECAF exigera aussi la prise des mesures d’accompagnement et des actions politique appropriées.

L’atelier de Gitega a été bénéfique dans la mesure où le rapport  provisoire portant sur ladite étude a été validé après exploration, analyse et émissions de riches commentaires et amendements, notamment sur les produits phares et les services porteurs ainsi que sur  d' autres aspects de l’agenda. 

 Le Projet de Facilitation du Commerce et Intégration dans la région des Grands Lacs accueille de jeunes stagiaires pour un renforcement de leurs capacités.

Le Projet de Facilitation du Commerce et Intégration dans la région des Grands Lacs accueille de jeunes stagiaires pour un renforcement de leurs capacités.

Ce jeudi 15/01/2026, au @PfciglBurundi, démarrage d’un stage pour la Cohorte 1 organisé dans le cadre de l’ Initiative Masse Critique (IMCP) qui vise la professionnalisation de jeunes talents et des cadres de la fonction publique par une formation certifiante et un stage pratique au sein de projets financés par un partenaire de développement.

Le stage permettra  à  treize  apprenants de confronter les connaissances théoriques à la réalité du terrain, de développer des compétences professionnelles chacun dans sa spécialité et de contribuer de manière tangible aux activités du PFCIGL.

Ce stage pratique s’inscrit dans la continuité de la formation théorique et a pour objectif d’ancrer les acquis dans des activités concrètes du projet, sous la supervision d’un spécialiste principal du domaine et du point focal IMCP-Cohorte 1 au projet.

Il est attendu que les apprenants soient intégrés et opérationnels dans le Projet en démontrant un niveau de progression et d’autonomie.

Les stagiaires devront fournir des livrables conformes aux canevas IMCP. Ils devront aussi améliorer, de façon mesurables leurs compétences en lien avec les activités du Projet.

Ces stagiaires sont encadrés par des institutions de formation, notamment la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion de l’Université du Burundi et l’Institut Supérieur de Gestion des Entreprises “ISGE”. Le stage a une durée de 9 mois.

 

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