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Sensibilisation des agents des postes-frontières sur les violences basées sur le Genre dans le cadre de la facilitation du commerce entre le Burundi et la RDC

Sensibilisation des agents des postes-frontières sur les violences basées sur le Genre dans le cadre de la facilitation du commerce entre le Burundi et la RDC

Plus de 120 acteurs(93 hommes et 32 femmes) des services techniques œuvrant aux Postes Frontières et des représentants de l’administration locale viennent d’être sensibilisés sur les risques des violences basées sur le genre dans le cadre des activités du Projet de Facilitation du Commerce et Intégration dans la région des Grands Lacs-PFCIGL.
L’atelier de sensibilisation est aligné au Plan de prévention, d’atténuation et riposte en matière d’Exploitation et Abus sexuels / Harcèlement Sexuel (EAS/HS) conforme aux bonnes pratiques de la Banque Mondiale en cette matière.

La prévention des Abus Sexuels et du Harcèlement Sexuel, une nécessité au lieu de travail
Lors de la formation, les participants ont été initiés aux concepts et aux formes de Violences Basées sur le Genre, aux facteurs favorisant les Violences basées sur le Genre (VBG). Ils ont pu découvrir comment les risques de VBG EAS/HS peuvent être liés aux activités du PFCIGL et aux interactions entre les usagers des Postes Frontières et les services y affectés. A travers le code de conduite, ils ont pris connaissance des actes interdits et les sanctions possibles en cas de non-respect et quelques articles de la loi burundaise interdisant les actes d’EAS/HS et autres formes des VBG.

D’après l’Assistant au Ministère en charge du Commerce, ce sont surtout les femmes exerçant le commerce transfrontalier, qui subissent ainsi de telles violences.
Les participants se sont rendus compte que dans la société Burundaise, les VBG touchent plus les femmes que les hommes. Ils ont noté que les Exploitations et Abus Sexuels ainsi que le Harcèlement Sexuel au travail sont plus susceptibles à se produire au travail. En identifiant eux-mêmes ces risques lors des interactions entre usagers des Postes Frontières et les services y affectés, les participants ont finalement trouvé ultime de s’en prévenir.

Défis à contourner pour lutter contre les violences basées sur le Genre aux Postes Frontières

Parmi les situations de nature à causer des exploitations et abus/harcèlement sexuels, les participants ont identifié le manque d'accès par les bénéficiaires féminins aux avantages et services du Projet, la faiblesse des services de contrôle sur les points d'entrée, le manque de documents requis de voyage, le commerce illégal et la fraude, la non/sous déclaration des marchandises, le favoritisme dans le contrôle des documents, l'abus de pouvoirs, le manque de locaux pour la fouille des personnes et des marchandises, le dépassement des heures de traversée des frontières, les circonstances de recrutement de la main d'œuvre par les entreprises attributaires ainsi que d'autres situations pouvant causer des sollicitations à caractère sexuel.
Il est ressorti, de la séance de sensibilisation que, quelle que soit la forme de violence, celle-ci a des incidences sur la santé mentale, psychologique et physique des femmes, les répercussions socioéconomiques étant également légion.
Que faire pour contourner ces défis ?
Pour faire face aux défis identifiés, les participants ont recommandé la sensibilisation des commerçants transfrontaliers sur les bonnes pratiques commerciales et les risques des VBG. Il faut, selon eux, lutter contre les mensonges y relatifs, notamment via des sanctions.
Aussi faut-il impliquer l'administration dans la sensibilisation sur le commerce transfrontalier et tout ce qu'il implique.
L'introduction des caméras, des scanners et l'aménagement des salles appropriées pour la fouille sur tous les Postes Frontières a été jugée indispensables.

Six chaines de valeur sélectionnées pour bénéficier de l’appui du Projet de Facilitation du Commerce Burundi-RDC

Six chaines de valeur sélectionnées pour bénéficier de l’appui du Projet de Facilitation du Commerce Burundi-RDC

Le Burundi connaît déjà les chaines de valeur prioritaires à appuyer dans le cadre du Projet de Facilitation du Commerce et Intégration dans la région des Grands Lacs-PFCIGL.

Cela est ressorti d’un l’atelier organisé à cette fin en date du 16 juillet 2024 à Bujumbura par le Ministère du commerce, du Transport , de l’Industrie et du Tourisme avec l’appui de ce projet et qui a vu participation de plusieurs organisations institutions partenaires de ce Projet.

« La sélection de ces chaines de valeur est une des étapes d’une analyse de l’état des léieux des chaînes de valeur de l’agrobusiness actuellement en cours dont l’objectif global est de connaître l’état des lieux des chaines de valeur des produits agricoles à for potentiel de croissance et d’exportation dans la région », a indiqué l’Assistant du Ministre en charge du Commerce, M. Gérard Niyokindi lors de l’ouverture de l’atelier.

Les chaines de valeur choisies

C’est le Groupement AGREER-CUFORE qui a présenté les étapes et les résultats d’ une étude ayant abouti au choix par les membres de la Mission de huit, puis de cinq chaines de valeur soumis à l’atelier pour validation.

C’est ainsi qu’après de vifs échanges entre les participants, une liste de six chaines de valeur: farine de maïs , farine de manioc, jus d’ananas, huile de palme, oignon, tomate transformée a été adoptée et validée pour bénéficier de l’appui du PFCIGL. La liste devra faire objet d’un diagnostic approfondi.
L’atelier a souligné la nécessité de collaborer avec d’autres projets intervenant en amont des chaines de valeur.
Il faudra également capitaliser les acquis existants, en l’occurrence les unités installées à Cibitoke pour la transformation du maïs, de la tomate et de l’ananas qui ne sont pas actuellement fonctionnels et/ou qui sont sous-exploitées.
Un accompagnement des acteurs qui sont les producteurs, les consommateurs et les commerçants devra également être mené conformément aux normes de qualité des produits agricoles, surtout ceux destinés à l’exportation.

Le PFCIGL pour la suppression des barrières tarifaires et non tarifaires

Le PFCIGL pour la suppression des barrières tarifaires et non tarifaires

Eliminer les barrières tarifaires et non tarifaires identifiées à la frontière entre le Burundi et la RDC, tél a été le centre de l’Atelier de haut niveau sur la facilitation du commerce et l’élimination desdites barrières entravant les échanges sur les frontières burundo-congolaises.
Organisé par le Ministère du Commerce, du Transport, de l’Industrie et du Tourisme sous le haut patronage de la Primature burundaise avec l’appui du Projet de Facilitation du Commerce et Intégration dans la région des Grands Lacs-PFCIGL finance par la Banque Mondiale, l’atelier visait spécifiquement la promotion des échanges commerciaux et les voies et moyens de tirer profit de l’Accord commercial signé entre le Burundi et la RDC.
« Le Burundi doit favoriser un commerce extérieur compétitif et catalyseur du développement. Il doit nouer un partenariat stratégique à fort impact commercial visible », a souligné son Excellence le Premier Ministre, Gervais Ndirakobuca à l’ouverture de l’atelier.
Le commerce avec la RDC est très intéressant pour le Burundi dans la mesure où, d’après un expert, 56% des exportations du pays s’effectuent vers la RDC, ce pays devenant un meilleur marché d’écoulement des produits burundais.

Quelques défis à contourner pour un commerce transfrontalier adéquat.

La parole donnée aux commerçants transfrontaliers a permis d’exhiber les problèmes vécus quotidiennement à la frontière. En effet, il a été signalé une lenteur dans l’octroi de l’autorisation d’exportation, la multiplicité des barrières non tarifaires au long de la route reliant le Burundi et la RDC. « Le temps perdu à la frontière c’est, pour nous de l’argent perdu », a indiqué une commerçante lors de l’atelier.
La non publication de la liste des produits prohibés et non prohibés à l’importation tout comme à l’exportation, la corruption allant jusqu’à la confiscation de leurs produits, petits soient-ils constituent d’autres obstacles.
« Même pour 2 kilos de haricot ou de viande, des agents sur les frontières demandent de l’argent, faute de quoi ces produits sont saisis, puis brûlés », souligne un autre commerçant.

Même si de nombreuses barrières non tarifaires ont été réduites, les petits commerçants en signalent dans certaines localités. La non facilitation des formalités douanières pour les produits venant du Congo constitue une perte pour le Burundi car, les congolais peuvent payer en devises pour les produits qu’ils achètent au pays.

Les petits commerçants indiquent qu’ils échangent souvent leur argent en RDC en payant même les services leur rendus en Fbu. Cela devient, en effet, une grande perte pour le Burundi.

Des cas de harcèlement des femmes commerçantes et une hygiène précaire sont également signalés aux Postes Frontières.

Des mesures pour endiguer les défis tarifaires identifiés

Pour éliminer les barrières tarifaires et non tarifaires, l’opérationnalisation du Régime Commercial Simplifié (RECOS) s’avere crucial.

Pour faciliter l’exportation vers la RDC, l’Autorité chargée des migrations au Burundi s’est engagée à rendre fonctionnelle la carte dite « Ujirani mwema à partir du 12 août 2024 pour une validité pouvant aller jusqu’à trois mois.

Les commerçants devront, quant à eux, éviter de donner de fausses déclarations sur ces produits.

La facilitation des échanges exigera notamment la modernisation des douanes, l’adoption du système de guichets uniques et le renforcement de la sécurisation des frontières.

S’agissant du problème de change, la libéralisation du cours de change et la facilitation du commerce aux commerçants congolais ramèneraient au Burundi beaucoup de devises et la monnaie burundaise échangée et utilisée en RDC.

Le payement des taxes n’est permis qu’au lieu de chargement et de déchargement des marchandises.

La redynamisation du Comité national chargé de la suppression des barrières tarifaires et non tarifaires, l’application des sanctions aux agents de police et l’informatisation des services frontaliers sont autant d’autres mesures consenties lors de l’atelier.

Quant au problème de harcèlement des femmes commerçantes, la sensibilisation sur la problématique « genre » s’avère indispensable.

Ce n’est, en fin de compte, que la professionnalisation des agents frontaliers qui rendra plus applicables toutes les solutions envisagées.

Le PFCIGL pour la suppression des barrières tarifaires et non tarifaires

Le PFCIGL pour la suppression des barrières tarifaires et non tarifaires

Eliminer les barrières tarifaires et non tari-faires identifiées à la frontière entre le Bu-rundi et la RDC, tél a été le centre de l’Ate-lier de haut niveau sur la facilitation du com-merce et l’élimination desdites barrières en-travant les échanges sur les frontières burun-do-congolaises.
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